Auteur/autrice : etienne

Fonds de documentation

« Au Vieux Chêne, Antiquités L. Tréanton »

Vignette du magasin Tréanton, fonds de documentation de l’association KGA, tous droits réservés.

12 juin 2018

Ce petit document (hauteur : 6,3 cm largeur : 5 cm) a été offert à l’association par Donatienne Salvant-Tréanton, qui continue à accueillir les amateurs de belles choses anciennes dans cette institution morlaisienne, fondée par son grand-père en 1904.

Le magasin Tréanton a connu trois emplacements :

Jean-Marie Tréanton, sculpteur, avait fondé son commerce de restauration et de sculpture au bas des Cent-Marches ;

Il déménage à la fin de la première guerre mondiale au 7, rue Longue, c’est la devanture représentée sur cette gravure de KGA. Lucien y rejoint son père puis reprend le commerce en 1933 ;

En 1953 Lucien déménage le magasin rue de Paris, son emplacement actuel, une ancienne conserverie de beurre, où il tient boutique avec son épouse. Au décès de Lucien Tréanton en 1982 mère et fille s’associent jusqu’au décès de Janine Tréanton en 2001.

Cette représentation du magasin a été demandée par Lucien Tréanton, car c’est son prénom que porte l’enseigne, nous sommes donc après la passation en 1933 et avant le déménagement de 1953… Arrivera-t-on à affiner encore la datation ?

Quant à l’usage de cette illustration : cela pourrait être une étiquette à appliquer sur les objets qui sortaient du magasin, ou servait-elle personnaliser les expéditions ?

Encore des petites enquêtes à mener !

source des données sur l’historique du magasin :

http://benoit.salvant.espci.org/treanton_antiquites/histoire.htm

EdK

Fonds de documentation

« Maison de la Reine Anne »

Printemps 2018

Fonds de documentation de l’association Kerga. Tous droits réservés

L’association Kerga doit à Philippe Lahellec d’avoir dégoté cette carte postale publicitaire. Très investi dans la restauration de cette maison familiale, il a enclenché les démarches de restauration, avec le soutien de sa famille, et surveille attentivement les différentes étapes de sa remise en état.

Il tâche également d’en reconstituer l’histoire, glanant iconographie et renseignements, qui seront la matière d’un livre.
Il m’avait d’abord signalé l’existence de ce papier à lettre à entête, que la locataire de l’époque, la vicomtesse Elisabeth de Chabre avait fait imprimer chez Chevalier. Ce document est orné d’une illustration de KGA et il est également l’auteur de la typographie. Si l’on en croit le cartouche de l’imprimeur en bas de la feuille, le dessin est de Kerga et la gravure en deux tons a été réalisée par J. Guillou Sr(sculpteur).

Tous droits réservés

 

 

 

 

Quelque temps plus tard il me signale notre carte postale, qu’il vient de découvrir en vente et se demande si l’association ne serait pas intéressée par son achat…

Evidemment oui !

Suspens des enchères en ligne… personne n’enchérit après moi, ouf !

A propos d’Elisabeth de Chabre, Philippe Lahellec nous apprend qu’elle « est née Elisabeth Pennec, à Nantes le 6 avril 1892. Elle est décédée à Paris, le 22 février 1966. Elle avait épousé Etienne de Chabre (1881-1926) en premières noces. Elle s’est remariée à Paris avec le comte Jean de Broel Plater, aristocrate polonais, le 26 mars 1932. »

Elle loua la maison dite « de la duchesse Anne » entre 1927 et 1931 et commanda à Kerga au moins ces deux travaux.

Notre carte postale publicitaire, imprimée par Boclé, représente la façade est de la maison, qui donne aujourd’hui sur la place Allende. Je vois dans l’encre rouge utilisée un clin d’œil très contemporain sur le débat concernant la couleur sur les maisons à pans de bois, que le dix-neuvième siècle avait fixée au brun foncé ! Il a fallu attendre les années 90 du vingtième siècle pour concevoir et tolérer un retour de couleurs vives dans nos quartiers médiévaux, quand à l’origine les bois étaient teintés souvent au sang de bœuf, et parfois en complète polychromie.

La façade ouest, à l’arrière de la maison dite « de la duchesse Anne » après restauration. Photo Philippe Lahellec.

Rien d’exceptionnel dans ces productions de l’artiste, juste l’efficacité avec laquelle Kerga rend hommage à ce patrimoine morlaisien mythique.

J’en profite pour vous recommander la visite de cette maison, elle vaut le voyage !

Etienne

duchesse.anne.morlaix@gmail.com

http://duchesseanne-morlaix.weebly.com/

La lettre

Le recto du verso.

mi-janvier 2017

Un petit mot pour partager avec vous un peu de mon quotidien de recherches…

De Lizzie de Kergariou à sa mère, Suzan Clarke. (Mère et grand-mère de Kerga.)

2 octobre 1909

Archives de l’auteur, tous droits réservés

Arrived all right. Thanks for provisions & bag. You will see our rooms marked with cross; large house standing alone corner of Place. Above St Yves religious college. The lycée is same situation but just a little to the left so not in the photo. Adress Place de Brest à Quimper

Love & Kisses

Lizzie

« Bien arrivés. Merci pour les provisions et pour le sac. Tu verras nos appartements marqués d’une croix ; grande maison seule dans son coin. Au dessus le collège catholique St Yves. Le lycée est à la même hauteur, mais juste un peu sur la gauche, donc pas sur la photo. Adresse : Place de Brest à Quimper.

Je t’embrasse affectueusement

Lizzie »

Ces cartes postales ont transité par bien des ambiances humides avant que je ne les exploite. Beaucoup se démontent : la photo, deux ou trois feuilles blanches pour ajouter de la raideur, puis le recto, qui porte timbre, adresse et texte. Chaque carte est donc autant de liasse de plusieurs morceaux de papier. Malgré tout le soin qu’ont apporté celles et ceux qui les ont consultées avant moi, il fallait bien que quelques unes se soient dépareillées… Sur la centaine de cartes échangées entre Lizzie et sa mère, lorsque je les recopie, seules trois ne sont pas complètes.

Evidemment, celle dont vous avez lu le texte ci-avant en fait partie ! AH GRRRR ! Celle qui permet de savoir où Kerga et sa famille ont passé cinq années scolaires, puisqu’une croix indique sur la photo, la maison dont il s’agit : frustrant, très frustrant ! D’autant plus que j’ai le vague souvenir d’avoir vu une carte de Quimper sur laquelle figurait une croix au crayon… Une dizaine de jours plus tard, je prends le temps de revérifier l’intégralité des cartes vierges de ce fonds (de carton). Les ayant déjà plus ou moins classées par lieu représenté lors d’un précédent rangement il y a quatre ans, je me concentre sur celles du Finistère-sud ainsi que sur celles non encore rangées. Après peut-être une heure…

Archives de l’auteur, tous droits réservés

Hourra ! J’ai le recto du verso et me précipite sur la toile électronique pour voir si la maison est toujours là. La place de Brest est devenue Alexandre Massé, la maison a été surélevée de deux étages, mais elle est toujours au même coin de la même rue !

A très bientôt,

Etienne

La lettre

Dans ses nuages…

du 20 au 23 décembre 2016,

Etienne, tu es dans les nuages…

Bonjour à toutes et tous,

Je suis dans les nuages… je suis dans ses nuages ! Ces nuages cernés, si caractéristique du peintre sur lequel, vous l’avez compris, j’ai plaisir à travailler. Grands aplats de couleurs juxtaposées qui habillent un ciel souvent bleu, qui soulignent un détail d’architecture, participent à la construction du tableau. Je peux dire sans difficulté que je suis, de ses petits neveux, celui qui passe désormais le plus de temps dans ses nuages. Doux état que celui de l’obnubilé… Concentré sur son sujet, planant dans la vie de ses « personnages » ; il vogue dans son cocon ouateux, un peu indifférent à ce qui s’agite autour de lui : c’est un état bien agréable… sauf peut être pour l’entourage. Que je me dois ici de remercier pour son indulgence !

Extrait de l’album Nos As de l’Aviation, texte d’André George, illustrations de Kerga.
Reproduction mécanique. Tous droits réservés

Je me promène dans le siècle passé et, émergeant d’un joli cumulus de beau temps, survole une comtesse qui sillonne la contrée à bicyclette – portant chapeau, admire une marquise qui fonde un sanatorium marin – faisant oeuvre utile de sa fortune plutôt que de la laisser à des proches financièrement inconséquents, et croise des gamins bien de leur siècle qui se passionnent pour le fouteballe[1], et qui, revenant du grand meeting d’aviation à la préfecture, rêvent d’aéroplane pour Noël. Mais la guerre menace, l’on parle un peu partout du projet des trois ans de conscription et bientôt je devrai côtoyer l’horreur de la guerre, que l’on nommera grande, et que l’on souhaitera ensuite si fort « der. des der. »… Mon voyage dans le temps ne fait que commencer… Il me mènera au delà de la suivante, de guerre odieuse ; mais je ne sais pas encore quand j’arriverai à ce terme !

Si je vous souhaite à tous un très joyeux Noël, vous pouvez me souhaiter bon voyage, en nuages et en archives !

A très bientôt

Etienne

 

[1]graphie trouvée à la fois, sur une carte envoyée par son neveu Jules de Kerbriant à sa tante, la Comtesse René de Kergariou, et dans « les beaux quartiers » d’Aragon p. 425 de l’édition folio de 1997

Les événements

Agenda de l’été 2018

Les conférences de l’été… sortez vos agendas :

Mardi 17 juillet 2018

11h, à Carantec, devant l’office du tourisme

A la recherche de la villa Kernot

balade musicale avec Olivier Depoix et Etienne de Kergariou.

 

Jeudi 26 juillet

&

Jeudi 9 août

17h15, devant l’accueil de la fondation Ildys, Perharidy à Roscoff.

 Kerga & le décor de la salle des fêtes de Perharidy.

Découvrir le peintre & comprendre le décor du sanatorium marin. Animé par Etienne de Kergariou, dans le cadre des Jeudis culturels de Perharidy.

Fonds de documentation

« Station balnéaire de familles »

Brochure du Syndicat d’Initiatives de Carantec. Fonds de documentation de l’association KGA.

Premier achat du fonds de documentation de l’association, ce dépliant répertorie les différents hébergements de la Station balnéaire de familles qu’est Carantec. Le point de vue est le paysage le plus emblématique de la commune : l’Île Louët et le château du Taureau, égayé par un voilier qui se laisse porter par une brise légère sous la pointe de Penn Al Lann.

Radicale efficacité du trait et de la composition : l’artiste décide d’encadrer la scène par des pins maritimes, ceux là même qui sont associés depuis le début du siècle aux bords de mers ensoleillées. Il convoque ainsi, malgré la contrainte économique de l’impression en noir et blanc, la couleur dans notre imaginaire : la mer devient verte et le ciel bleu et, exceptionnellement chez lui, pas un nuage n’orne le ciel. Heureusement son monogramme KGA s’intègre entre les branches pour achever de le reconnaître.

La matrice de cette image est probablement une gravure sur linoléum. Et il reste de plus à dater la parution de ce document, petit travail de détective à effectuer en recoupant les dates d’existence des différents annonceurs de la brochure ! Si vous pensez pouvoir nous aider, n’hésitez pas…

Acquise à l’automne 2017

EdK

Brochure du syndicat d’initiatives de Carantec. Fonds de documentation de l’association KGA
La lettre

De lumières surgissant de l’ultra-noir.

Les schistes du Roz Du. Gravure sur bois rehaussée d’encre de chine, planche tirée à part de l’album de l’Armor à L’Arré. shd KGA. Tous droits réservés.

9 décembre 2016,

De lumières surgissant de l’ultra-noir.

Bonjour à toutes et tous,

Pour commencer, une petite leçon de breton, avec mes excuses à ceux qui connaissent déjà ce détail…

En breton, le mois de novembre se dit Miz du, littéralement : le mois noir.

Et décembre alors, me demanderez-vous ? Et bien, c’est Kerzu : le très noir !

Saisissante manière qu’a cette langue d’évoquer la rudesse de ces jours sombres, qui ne cessent plus de décliner, souvent assombris, qui plus est, par les dépressions atlantiques automnales et leurs bas cieux noirs.

Cette année mis du et kerzu sont lumineux en péninsule armoricaine. Aussi lumineux que des toiles noires de Soulages ! Les journées de soleil se succèdent, certaines froides et d’autres douces, venteuses ou calmes, peu importe, nous récoltons notre dose quotidienne de lumière. L’hiver n’en paraîtra que moins long.

 

Lumière que l’on trouve aussi, si belle, dans l’univers de Kerga. La saison étant propice aux séances de travail à l’ordinateur, je continue mes recherches et la rédaction de textes sur ce peintre, dont j’apprécie le travail et pas uniquement par devoir filial !

Je recopie actuellement quelques dizaines de cartes postales échangées pendant la jeunesse de l’artiste, entre sa mère et sa grand-mère, puis entre des proches de la famille. Pourquoi ? Pour essayer de valider, d’argumenter ou de corriger les intuitions que j’ai sur les conditions matérielles et affectives dans lesquels a grandi sa fratrie. Ces cartes postales sont un peu l’équivalent de nos modernes SMS… quelques mots écrits à la hâte pour accuser réception d’un colis, pour annoncer son heure d’arrivée ou fixer un rendez-vous. On abrège, on fait vite pour ne pas rater la levée, on colle une semeuse verte, dans la boîte et, quelques heures après, le destinataire en prend connaissance.

Les cartes sont tamponnées au bureau de départ et à celui d’arrivée : on découvre qu’un courrier posté le matin à Roscoff arrive dans l’après-midi à Carantec, le mot envoyé de Londres arrive le jour suivant à Quimper !

Si certaines cartes n’apportent pas d’informations importantes, je glane çà et là matière à argumenter pour mon prochain chapitre, en attendant d’aller chercher et trouver, là ou ailleurs, d’autres informations. Ce travail de recherche est passionnant mais je ne sais pas encore jusqu’où il me mènera & je ne suis pas sûr d’avoir pleinement conscience de l’ampleur de la tâche !

A très bientôt

Etienne

PS : je découvre ce soir que mes grands oncles Kergariou ont appris a nagé à l’été 1909… En voilà une information capitale ! Ils avaient 10 et 11 ans.

copie d’une carte envoyée par Lizzie de Kergariou à sa mère partie pour un court séjour à Londres.

19th August (1909)

My dear Mamma. Expected more news of you. Am not sure of your address. Glad you got over so quickly, lucky you went before the storm. Hope you have got over fatigue. All well here. X & C know how to swim now. Had a flying visit of Henry alone last week & yesterday Edgar came.

love & Kisses from all & kind souvenir to Charlie your afft daughter

Lizzie

Ma chère maman.

Attendais plus de nouvelles de ta part. Ne suis pas sûre de ton adresse. Heureuse de savoir que tu as pu traverser si vite, quelle chance que tu partes avant la tempête. Espère que tu es reposée maintenant. Tout va bien ici. X(avier) & C(harlie) savent nager désormais. Reçu une visite rapide d’Henry, venu seul, la semaine dernière & Edgar est venu hier.

Baisers de nous tous & mon tendre souvenir à Charlie. Ta fille, affectueusement.

Lizzie

La lettre

« Les Émigrants »

Dessin préparatoire au livre sur le Tro Breiz préparé par Kerga et Fanch Gourvil mais jamais publié. Tous droits réservés.

1er décembre 2016,

Bonjour à toutes et à tous,

Pas vraiment une lettre ce matin, juste l’envie de partager avec vous ce poème, que je viens de recopier, tout plongé que je suis dans le projet de livre sur mon grand-oncle Charlick.

Les Émigrants

Leurs yeux lourds de sel

et leurs mains friables

on nage en choeur tant qu’il fait jour

criait le maître des épaves

on suit la pente

on se souvient des bords de route

et de l’ouvrage

et de ces faubourgs aboyeurs

où les femmes savent attendre.

Armel Gourvil

(vers… 1953 !)

Armel fut le compagnon de route de Kerga sur le chemin du Tro Breiz en 1945.

A très bientôt

Etienne

Les événements

Kerga au salon nautique de Roscoff

Le port de Roscoff, encres sur papier, shd KGA, Tous droits réservés.

28 et 29 avril 2018, vieux port   10h – 19h

L’association Kerga est conviée au salon nautique de Roscoff qui accueille cette année des artistes attachés à la Bretagne et à son espace maritime. Kerga y a trouvé une petite place au milieu d’exposants qui sont eux, bien vivants ! Des bénévoles de l’association seront présents pour communiquer sur l’artiste et sur l’association qui le défend.

Les événements

« Un Littoral Enchanté »

A l’heure de la création de ce site, cette annonce de parution n’est plus d’une grande nouveauté. Mais comme c’est cet ouvrage qui a, indirectement, lancé le travail de recherche, d’où procède la création du site kerga.bzh, c’est la moindre des justice de lui rendre hommage ici.

Si vous ne connaissez pas encore ce livre, précipitez-vous chez vos bons libraires !

EdK